Séance de l’Assemblée nationale du mercredi 17 février - Question d’actualité posée par Alain Bocquet au sujet de la situation de la raffinerie des Flandres
17 février 2010
Thèmes: Actualités, Licenciements, Actions parlementaires, Questions d'actualité au Gouvernement, Nord-pas-de-Calais, Editos
Les salariés de la raffinerie des Flandres à Dunkerque occupent le site depuis hier. Toutes les raffineries TOTAL sont en grève. Ce combat légitime a le soutien des populations.
Et pour cause ! Le cynisme de ceux qui, fortune faite, laissent nos régions avec toujours plus de chômeurs et de misère, ça suffit !
Roi du pétrole et des profits – près de 100 milliards d’euros en 10 ans – TOTAL veut liquider un outil performant, supprimer 370 emplois directs, 450 emplois sous traitants et 25 % de l’activité du port de Dunkerque. Et de plus à une encablure de là, TOTAL cède sa filiale GPN de Mazinguarbe à un groupe espagnol, avec 78 emplois en moins.
Au lieu de prendre acte comme votre ministre de l’Industrie, de la fermeture de la raffinerie des Flandres, qu’attendez-vous pour interdire par la loi, les licenciements de groupes qui, comme TOTAL, amassent des bénéfices ou délocalisent leurs activités ?
Le projet de substitution que vous évoquez, personne n’y croit. On sait d’expérience dans le Nord – Pas-de-Calais que c’est souvent du vent ou de l’éphémère !
Les salariés de TOTAL réclament des décisions avant les élections régionales.
Ils ne sont pas dupes et revendiquent : le maintien du « grand arrêt de maintenance » du mois de mars, faute duquel on ne raffinera plus à Dunkerque pendant 5 ans ; la nomination d’un médiateur et une concertation sur l’avenir du raffinage français.
La balle est dans votre camp !
Allez-vous continuer de céder au TOTALitarisme de la course au profit des actionnaires de TOTAL qui veulent faire passer le titre de 42 euros à 55 ?
Ou allez-vous entendre les salariés de la raffinerie des Flandres, qui ne veulent pas lâcher « la proie pour l’ombre », qui portent l’emploi, l’indépendance énergétique et l’essor économique, et donnent la priorité à « L’Humain d’abord ! ».
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