Après l’annonce de la fermeture de l’usine Norzinco d’Anzin et la suppression de ses 34 emplois, Alain BOCQUET interpelle Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi
20 octobre 2008
Thèmes: Licenciements, Actions parlementaires, Interventions, Nord-pas-de-Calais, Editos
Madame la Ministre,
Les salariés de l’usine Norzinco d’Anzin ont appris vendredi 17 octobre après-midi, que leur entreprise allait fermer. Cette décision a été prise par l’unique actionnaire de Norzinco, le groupe Recyclex, ex Metaleurop ; spécialiste européen du recyclage du plomb, du plastique et du zinc qui fut à l’origine de la suppression brutale en mars 2003, de 830 emplois en liquidant son site de Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais.
Recyclex, 3ème producteur de plomb en Europe est implanté en France, en Allemagne et en Belgique, et regroupe une dizaine de sites de production et plus de 600 salariés.
Justifier la fermeture de l’usine Norzinco d’Anzin par la hausse des cours des métaux non ferreux est donc une démarche scandaleuse quand on sait que Recyclex a vu son chiffre d’affaires augmenter de 46% en 2007, avec 509,7 millions d’euros contre 374,6 en 2006 et 229,7 en 2005.
La perspective de fermeture de l’usine d’Anzin et de suppression de 34 emplois est intolérable. D’autres choix sont possibles, et les salariés sont en droit d’attendre des pouvoirs publics qu’ils prennent les dispositions les protégeant d’un tel désastre.
Madame la Ministre, notre Région enregistre un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. La crise financière actuelle et la fluctuation des cours de la Bourse ne doivent pas servir de prétexte à des décisions aussi cyniques, qui plus est quand, dans le même temps, Recyclex investit dans le traitement du plomb, prend 33% de participation dans une entreprise algérienne et rénove un site en Allemagne.
Devant une telle situation, je me permets de solliciter votre intervention auprès de la direction de Recyclex pour qu’un dialogue s’engage entre les représentants des salariés, les services de l’Etat, les élus locaux et la direction du groupe afin de trouver une solution préservant l’usine et les emplois.
Je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l’expression de ma haute considération.
Alain BOCQUET
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